Livret de carême 2018

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Livret de carême 2018

Le livret de Carême

Nous sommes invités pendant ce temps du Carême à vivre, cette année, un « chemin de conversion » en nous appuyant sur l’Évangile, cœur de tout cheminement personnel ou communautaire, et sur une œuvre d’art qui éclairera de manière particulière le texte. L’itinéraire proposé est le fruit de la collaboration de plusieurs pasteurs, prêtres ou curés, et des membres de l’École Saint-Irénée.

Un commentaire de l’Évangile pour Écouter le Christ.
Des pistes de conversion, très concrètes, pour Répondre au Christ et initier une conversion ici et maintenant.
Un extrait de la Préface du dimanche pour Suivre le Christ et s’ajuster à ce qu’il attend de nous.

Pour aller plus loin, on trouvera, une catéchèse sur un mot, un geste ; une vie de saint qui témoigne de conversion ; et enfin un développement iconographique, à poursuivre sur lyon.catholique.fr. On trouvera aussi en ligne un guide de lecture évangélique et un guide de lecture d’image.

La présentation du livret de carême par le cardinal Philippe Barbarin

Ce chemin de carême est présenté en sept étapes, résumées chacune par un vigoureux impératif : Va, écoute, libère, combats, imite, suis et vis ! Conversion, dans l’Évangile, c’est à la fois le premier cri et le but ultime. Il est sur les lèvres du Baptiste dans le désert : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche », et Jésus le reprend souvent. Désolé que ses villes bien-aimées soient restées hermétiques à la Parole de Dieu, il rappelle que les habitants de Ninive se sont convertis grâce au prophète Jonas. Et Tyr et Sidon […] auraient sûrement pris le sac et la cendre, s’il avait accompli chez eux le moindre miracle (Lc 10, 13).

De fait, après la résurrection, l’objectif premier des Apôtres est bien la conversion. À la fin du grand discours de Pentecôte, les auditeurs « touchés au cœur » demandent : « Que devons-nous faire ? » Et Pierre répond : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé » (Ac 2, 37-38).

Paul est obligé de prendre parfois un ton sévère contre les Corinthiens. Il aurait préféré agir avec douceur, mais il écrit aussi : « Je me réjouis maintenant, non de ce que vous avez été attristés, mais parce que cette tristesse vous a conduits à la conversion… Une tristesse vécue selon Dieu produit une conversion qui mène au salut. […] Voyez ce qu’elle a produit chez vous. Quel empressement ! Quel désir ! Quel zèle ! » (2 Co 7, 9). Pierre poursuit le même but, avec délicatesse : « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse […] Il prend patience envers vous […] il veut que tous parviennent à la conversion » (2 P 3, 9). Il s’agit donc d’un objectif essentiel. Le mot grec meta-noia évoque notre être intérieur, notre esprit. Le préfixe indique le déplacement vers un ailleurs (comme dans métaphore) ou la montée vers un au-delà (métaphysique) : la source d’une transformation de toute notre vie.

Souvent, Jésus nous appelle à des changements concrets, mais ce ne sont pas des petites recettes morales. Il vise d’abord une conversion à la fois spirituelle et intellectuelle. C’est la clef : notre être intérieur transformé par l’Évangile, enraciné dans le Christ.
Alors toute notre vie sera « convertie ».

Voilà le grand défi du carême, merveilleux et exigeant !

Philippe card. Barbarin

Découvrez le livret de Carême

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